Reflexions sur le don

10 Novembre 2009 par Thibault Colin – Philosophe

Trouver les mots justes pour formuler un désir

Trouver les mots justes pour formuler un désir, un besoin, c’est aussi reconnaître ses limites, sa dépendance envers les autres. …/…
Si les fidèles donnent à l’Eglise catholique, c’est qu’ils ont conscience d’avoir reçu aussi bien leur existence que leur nature d’homme. … /…

Trouver les mots justes pour formuler un désir, un besoin, c’est aussi reconnaître ses limites, sa dépendance envers les autres. …/…

Si les fidèles donnent à l’Eglise catholique, c’est qu’ils ont conscience d’avoir reçu aussi bien leur existence que leur nature d’homme. … /…

(Re)mettre le don au coeur de la vie chrétienne, c’est ainsi résister à une société centrée sur la maîtrise et la technique en la réorientant vers la Source première. Cette réorientation peut être appelée « action de grâce », figure liturgique du don appelée à s’incarner dans les différentes sphères de la vie sociale. …/…

C’est dans la mesure où l’Eglise s’assumera pleinement comme médiatrice du Salut que les hommes se tourneront vers Elle. …/…

Les fidèles laïcs donneront s’ils reçoivent une demande claire afin de contribuer aux moyens financiers d’une mission unique et irréductible ; et les fidèles donneront s’ils (re)découvrent à quel point le don tisse leur être dans ses dimensions naturelles et surnaturelles. Ainsi s’enquérir des raisons du don nous plonge dans la reconnaissance des différences entre donateur et donataire, mais surtout nous révèle que Dieu étant le premier Donateur. Il ne cesse de susciter chez ses enfants une attitude par laquelle ils Lui ressembleront.